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Manchester Village Pride signe un accord syndical historique garantissant la rémunération et la protection des artistes sur le lieu de travail

2026-06-12251 vuesAaTaille du texteSignalerPartager

À propos de cet entretien

Manchester Village Pride a conclu un accord syndical formel avec Equity garantissant des dépôts minimums, des délais de paiement de 30 jours et une protection contre les brimades et le harcèlement pour les travestis et les artistes burlesques. Il s'agit du premier accord de ce type dans le secteur de la Pride au Royaume-Uni, après l'effondrement de l'organisateur précédent l'année dernière.

Manchester Village Pride a signé un accord « révolutionnaire », selon le syndicat


Manchester Village Pride, la société d'intérêt communautaire à but non lucratif nouvellement créée pour succéder à l'organisation Manchester Pride, aujourd'hui dissoute, a conclu une convention collective officielle avec Equity, le syndicat britannique des arts du spectacle. Cet accord, ratifié à l'unanimité par les membres d'Equity, établit des protections contraignantes en matière de rémunération, de normes de santé et de sécurité, ainsi que de dignité au travail pour les artistes drag et burlesques se produisant lors du festival.


Les principales dispositions de l'accord prévoient notamment un acompte minimum obligatoire de 20 % des honoraires convenus au moment de la signature du contrat, le règlement de tous les paiements en souffrance dans un délai de 30 jours, et l'interdiction formelle de demander aux artistes de travailler sans rémunération. L'accord intègre également un cadre complet en matière de santé et de sécurité ainsi qu'une politique officielle de dignité au travail, offrant aux artistes un recours institutionnel clair contre le harcèlement ou les intimidations subis dans le cadre de leurs engagements professionnels.


L'importance de cet accord est indissociable des circonstances qui l'ont rendu nécessaire. En octobre de l’année dernière, l’ancienne organisation de la Manchester Pride a été mise en liquidation judiciaire avec des dettes impayées s’élevant à 1,3 million de livres sterling envers des artistes, des lieux de spectacle et des fournisseurs. Des dizaines d’artistes se sont retrouvés sans rémunération, les pertes individuelles s’élevant parfois à plusieurs milliers de livres. L’effondrement soudain de l’organisation a jeté une grande incertitude sur l’avenir de l’événement et a suscité une inquiétude plus générale au sein du secteur quant à l’absence de normes contractuelles exécutoires pour les artistes participant aux festivals LGBTQ+.


Karen Lockney, responsable d’Equity pour le Nord-Ouest, a décrit cet accord comme une étape cruciale pour rétablir la confiance des artistes après la liquidation de l’ancien organisateur. Elle a souligné que le travail collaboratif mené par le conseil d’administration de MVP et les membres du syndicat pour aboutir à cet accord est une première dans le secteur de la Pride, et a estimé qu’il établissait une norme que les autres événements Pride à travers le pays devraient suivre. Mme Lockney a clairement énoncé le principe sous-jacent : la célébration des droits LGBTQ+ doit reposer sur un engagement sincère en faveur des droits des travailleurs, et cet accord donne à cet engagement une forme exécutoire.


Manchester Village Pride a été désignée en janvier comme l’organisation chargée de prendre la relève et d’organiser cet événement annuel de quatre jours. Carl Austin-Behan, l’un des fondateurs de l’organisation, a décrit cette transition comme une occasion de prendre un nouveau départ. Mme Lockney a ajouté que la réputation de Manchester en tant que ville internationalement reconnue pour son engagement en faveur des droits LGBTQ+ et des droits du travail en fait un lieu particulièrement approprié pour la mise en place d’un accord aussi novateur.


Rédaction européenne : John

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