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Le CIO adopte une nouvelle politique d'éligibilité des femmes, excluant les femmes transgenres des Jeux olympiques de 2028 à Los Angeles

2026-06-08240 vuesAaTaille du texteSignalerPartager

À propos de cet entretien

Le Comité international olympique a officiellement adopté une politique d'éligibilité des femmes exigeant le statut de femme biologique - vérifié par le dépistage du gène SRY - pour toutes les épreuves féminines à partir des Jeux de 2028 à Los Angeles, excluant de fait les athlètes transgenres.


Le Comité international olympique a clôturé une réunion de son comité exécutif à Lausanne, en Suisse, en publiant un document officiel de dix pages établissant de nouveaux critères d'éligibilité pour les compétitions féminines aux Jeux Olympiques. À compter des Jeux olympiques d'été de 2028 à Los Angeles, la participation à toutes les épreuves de la catégorie féminine — qu'il s'agisse de disciplines individuelles ou par équipe — sera réservée aux athlètes identifiées comme des femmes biologiques. Cette politique marque la première position institutionnelle unifiée du CIO en matière d'éligibilité liée au genre, remplaçant le cadre précédent dans lequel les fédérations sportives individuelles étaient libres d'élaborer leurs propres règles.


Aux termes du nouveau cadre adopté, l'éligibilité pour la catégorie féminine sera déterminée par un dépistage génétique unique du gène SRY. Le gène SRY — situé sur le chromosome Y et généralement associé au développement biologique masculin — servira de base scientifique définitive pour la classification. Les athlètes dont le dépistage donnera un résultat positif ne seront pas autorisées à participer aux épreuves féminines lors des compétitions sanctionnées par le CIO.

Le CIO a déclaré que cette politique vise à « protéger l'équité, la sécurité et l'intégrité dans la catégorie féminine ». Les responsables ont en outre confirmé que la réglementation n'a pas d'effet rétroactif, ce qui signifie qu'elle ne modifiera pas les résultats des compétitions passées, et qu'elle ne s'étend pas aux programmes sportifs amateurs ou de loisirs.


Le document d'orientation qui l'accompagne expose les fondements scientifiques sur lesquels le CIO s'appuie pour établir ces nouveaux critères, en s'appuyant sur des recherches concernant les avantages physiologiques liés au développement biologique masculin. Selon ce document, les hommes biologiques connaissent trois pics distincts de testostérone au cours de leur vie : pendant le développement fœtal in utero, pendant la mini-puberté de la petite enfance, puis à nouveau de l'adolescence à l'âge adulte. Le CIO affirme que cette trajectoire hormonale confère des avantages de performance mesurables et durables dans les disciplines sportives qui reposent sur la force, la puissance ou l’endurance — des avantages qui persistent au-delà de la période de développement de l’adolescence.


La portée de cette politique s'étend au-delà des athlètes transgenres de sexe féminin. Le document impose également des restrictions d'éligibilité aux athlètes féminines présentant des conditions médicales classées comme des différences de développement sexuel (DSD). La coureuse de demi-fond sud-africaine Caster Semenya — double médaillée d'or olympique — figure parmi les personnes visées par ces dispositions, son éligibilité à la compétition étant soumise aux mêmes exigences de contrôle dans le cadre du nouveau dispositif.


La présidente du CIO, Kirsty Coventry, qui a pris ses fonctions en juin dernier en tant que première femme à diriger l’organisation en 132 ans d’histoire, a identifié la protection de la catégorie féminine comme une priorité dès le début de son mandat. Cette question a pesé lourd lors de la précédente élection présidentielle du CIO, au cours de laquelle les sept candidats ont tous abordé le sujet et plusieurs se sont engagés explicitement à établir une politique plus claire, reflétant l’importance centrale de ce thème dans les discussions sur la gouvernance sportive internationale.

Avant la décision du CIO, trois sports de haut niveau — l'athlétisme, la natation et le cyclisme — avaient déjà adopté leurs propres règlements interdisant aux femmes transgenres ayant connu une puberté masculine de participer aux compétitions féminines, laissant le mouvement olympique dans son ensemble sans norme cohérente et globale.


En termes d’impact direct sur la compétition, l’effet immédiat de cette politique reste difficile à quantifier. Aucune athlète de sexe masculin à la naissance n’a participé aux épreuves féminines des Jeux olympiques d’été de Paris 2024, et on ne sait pas actuellement combien de femmes transgenres, s’il y en a, concourent au niveau requis pour se qualifier pour la sélection olympique.

Le CIO a réaffirmé que sa Charte olympique consacre la participation au sport comme un droit humain fondamental, et que ce principe a été pris en considération tout au long du processus d'élaboration de la politique.


Rédaction européenne : John

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