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Une étude de cas en Chine continentale met en évidence les risques de transmission pendant la "période de latence" malgré des résultats de test négatifs

2026-06-07239 vuesAaTaille du texteSignalerPartager

À propos de cet entretien

Les autorités sanitaires de Chine continentale ont signalé l'infection d'un étudiant universitaire en raison de risques négligés liés à la "période de latence". En 2025, plus de 3 000 cas d'étudiants ont été enregistrés, ce qui a incité les experts à mettre en garde contre le fait de se fier à des tests initiaux négatifs.


Le 25 novembre 2025, le Centre de contrôle des maladies (CDC) d’une ville de Chine continentale a publié un rapport détaillant le cas représentatif d’une infection chez un étudiant de troisième année à l’université. Cette personne, désignée sous le nom de Xiao Chen, n’avait aucun antécédent de comportement à haut risque et avait toujours obtenu des résultats négatifs lors de ses précédents examens médicaux annuels.


D'après l'enquête, Xiao Chen a rencontré un partenaire masculin via une application de réseau social populaire au cours de sa troisième année d'études. Bien que le couple ait subi un dépistage commun dans un établissement de santé publique avant leur première rencontre — dont les résultats se sont révélés négatifs pour les deux —, Xiao Chen a progressivement baissé sa garde. Au cours des trois mois suivants, son partenaire a refusé à plusieurs reprises d'utiliser des moyens de protection, invoquant les résultats négatifs initiaux. Xiao Chen, influencé par un faux sentiment de sécurité, a eu plus de dix rapports non protégés. Il a finalement consulté un médecin après avoir développé des symptômes de condylomes acuminés (verrues génitales) et a ensuite été testé positif au VIH et à d'autres co-infections.


L'analyse épidémiologique a conclu que le résultat initial négatif de son partenaire correspondait à la « période fenêtre ». Les experts précisent que, bien que la période fenêtre pour les tests sérologiques dure généralement de 2 à 12 semaines, une personne infectée est déjà contagieuse pendant cette période.


Les données de surveillance pour 2025 montrent que 3 071 jeunes étudiants dans le pays ont été signalés comme infectés, dont 84,7 % par contact sexuel entre hommes. Les recherches indiquent que 62,3 % des personnes infectées avaient des idées fausses, comme celle de croire que l'apparence en bonne santé d'un partenaire rendait inutile le recours à une protection. De plus, seules 37 % des personnes ont eu recours à la prophylaxie post-exposition (PEP) dans le délai critique de 72 heures suivant des rapports à haut risque.


Les professionnels de santé avertissent qu’un résultat de test négatif ne constitue pas une garantie absolue de sécurité. L’utilisation systématique de moyens de protection, le dépistage régulier et l’accès rapide aux services de PEP restent les seules mesures fiables pour préserver sa santé.


Rédaction asiatique : Lu Junxiu

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